The Agentic Loop : Plan → Code → Verify → Reflect
Le sprint n'est pas la bonne unité de travail pour un AI agent. La loop, oui.
Des sprints aux loops
Un sprint est une construction humaine : un engagement social de deux semaines qui crée de l'urgence artificielle et de la responsabilité partagée. Cela fonctionne parce que les développeurs humains réagissent à la pression sociale.
Un AI agent ne se soucie pas d'une deadline de sprint. Il ne ressent pas de responsabilité envers l'équipe. Ce à quoi il répond, c'est au feedback : des signaux immédiats, précis et machine-readable indiquant si sa dernière action a rapproché le système de l'objectif.
L'Agentic Loop devient donc la nouvelle unité de travail. Elle s'exécute en secondes ou minutes, pas en semaines, et elle est self-correcting par design.
Les quatre phases
PLAN → CODE → VERIFY → REFLECT
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└─────────────────────────┘Phase 1 : Plan
L'agent lit son contexte - feature list, state file courant, description de tâche - et produit un plan explicite. Ce plan est écrit dans un fichier, pas simplement conservé en mémoire.
Pourquoi c'est important : écrire le plan externalise l'intention de l'agent. Elle devient auditable, réversible et disponible pour la session suivante.
Phase 2 : Code
L'agent exécute le plan en modifiant les fichiers dans un scope défini. Les contraintes de scope sont appliquées par le harness, pas par le jugement interne de l'agent.
Pourquoi c'est important : sans scope constraints, les agents overreach. Le harness agit comme une boundary physique.
Phase 3 : Verify
Le harness lance une verification suite déterministe : unit tests, integration tests, linters, type checks. Les résultats sont réécrits dans le context file.
Pourquoi c'est important : la verification doit être automatique et non bypassable. Un agent qui peut éviter la vérification finira par l'éviter sous pression.
Phase 4 : Reflect
L'agent lit les résultats de verification et met à jour le state file avec ce qui est terminé, ce qui a échoué et la prochaine étape ciblée.
Pourquoi c'est important : la reflection préserve la continuité entre sessions. Sans elle, la session suivante redémarre à l'aveugle.
La loop n'est pas l'agent
Une erreur fréquente consiste à croire que la loop est quelque chose que l'agent conçoit à runtime. Ce n'est pas le cas. La loop est designée par l'ingénieur avant l'exécution de l'agent. L'agent opère dans la loop ; il ne la conçoit pas.
Cette distinction est critique. Elle signifie que l'agentic SDLC est d'abord une discipline d'engineering, pas une discipline de prompting.
Erreur fréquente
Demander à l'agent de décider quand lancer les tests, quel scope respecter et comment traiter les échecs revient à lui demander de concevoir sa propre loop. Cela échoue de manière fiable. Concevez la loop d'abord ; laissez l'agent opérer à l'intérieur.
Granularité des loops
Toutes les loops n'ont pas la même granularité. Un agentic SDLC sain comporte au moins trois loops imbriquées :
| Loop | Timescale | Trigger | Verifier |
|---|---|---|---|
| Micro loop | Secondes | Une fonction / un fichier | Unit tests |
| Feature loop | Minutes | Une feature | Integration tests |
| Session loop | Heures | Une session de travail | Full pipeline + human review |
Le harness design (Cours 04) précise comment instrumenter chacune de ces loops.
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